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MA
PRATIQUE CERAMIQUE


 

Réaliser des pièces uniques

1.

J’ai à cœur de ne produire que des pièces uniques ou en série ultra limitée. C’est cela qui me motive à pousser la porte de mon atelier chaque matin : l’envie de créer, d’essayer, d’expérimenter, de laisser libre cours à mon imagination. La production de pièces uniques me permet de me réinventer chaque jour, d’aller vers des créations plus singulières afin de proposer des céramiques que vous serez les seul.e.s à posséder.

Un vase en terre chamottée de la collection Chimères. Pics en grès assemblé au corps tourné. Grès doré sur fond noir

Prendre le temps

2.

Travailler la terre, c’est prendre le temps.

L’atelier a son propre rythme, sa propre temporalité, guidée par la matière. Ce n’est plus l’horloge qui tourne et définit le temps, c'est le grès.

En céramique, rien n’est immédiat. Les étapes sont multiples et s'étalent dans la durée, créant un rythme sain, ancestral, un rapport au présent qui ancre pleinement l’existence. Se laisser guider par la matière, les saisons, l'hydrométrie de l'air, la consistance de la terre ; c'est la Nature qui détermine quand et comment travailler la terre.

Par philosophie, je cherche à préserver ce rythme si précieux et me refuse à essayer d’optimiser ma production. Cela irait contre la terre et contre la qualité des pièces que je produis.

Geste d'ouverture de la terre après le centrage sur le tour de potier

Repecter la matière et la nature

3.

A priori, le travail de la terre est naturel. Dans les faits, l'extraction des argiles et des oxydes se fait dans des carrières et des mines, avec toutes les conséquences que cela peut avoir sur nos paysages et les populations.

C'est pour cette raison que je recycle très scrupuleusement tous les matériaux que je manipule. Le grès a la propriété incroyable de pouvoir être recyclé à l'infini tant qu'il n'a pas été cuit.  C'est pourquoi je ne cuis qu'une fraction de mes pièces, celles qui me semblent mériter d'être figées pour toujours. Les autres ? Je les casse, les broie et refabrique un pain de grès recyclé qui m'offrira de nouvelles opportunités de création.

Je limite au maximum mon utilisation d'eau. La poterie est une pratique très salissante et la tentation de tout laver à grandes eaux est grande. Je préfère utiliser des seaux qui divisent drastiquement ma consommation et mes rejets. 

Je ne rejette rien dans les canalisations qui puisse nuire à la vie. Cela nécessite une organisation importante lorsque je créé mes émaux et que je manipule des substances néfastes pour les milieux aquatiques ou les sols. Mais cette logistique est nécessaire pour que je me sente alignée avec mes principes. 

Je veux que ma pratique de la céramique reste artisanale et durable.

Forêt de Provence sous le soleil. Respect de la nature
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